1882-1903
AEG cote : Archives A 90.1 à Archives A 90.7
Il y a donc 7 volumes aux archives de Genève dont le contenu a été numérisé et qui peuvent être consulté dans la base de données Adhémar sur le site des AEG.

Il s’agit d’une reconstitution des familles domiciliées à Genève entre 1882 et 1903, basée apparement sur les recensements de 1888 et 1900 (Séries La et L).
Néanmoins il contient des renseignements hors recensement.
Mon grand-oncle Paul Jourdan y figure alors qu’il est né en 1901.
En revanche, il n’y a pas les adresses de domicile.
La famille Grometto ne figure pas dans ces bulletins, car elle a immigré à Genève en 1908.
En revanche, les ancêtres de ma grand-mère Marie-Louise Jourdan (familles Jourdan, Paisant, Déconfins et Durafourd) y sont enregistrées.
Vous pouvez consulter le tableau de ses ancêtres ici
Jourdan
Dans ce registre Cote AEG Archives A 90.4, il y a 102 Jourdan enregistrés.
Comme ces deux recensements, L et La, sont les sources de ce registre, quelques personnes y figurent deux fois.
On retrouve Jean Marie Jourdan, sa femme Appolonie Jourdan, née Paisant, ses deux fils François Marie et Joseph Irénée Jourdan et les quatre enfants de Joseph, Marie-Louise (ma grand-mère) et Paul, nés en 1898, Irène née en 1900 et Emile, né en 1901.
Noter que la femme de Joseph Irénée, Philomène Déconfins, n’est pas enregistré sous Jourdan, mais sous Déconfins.
Ce qui est intéressant dans ce registre, ce sont les renseignements donnés sur chaque personne recensée. A savoir: parentée, date de naissance, profession et origine.
Le tableau ci-dessous reprend toutes ces indications :
Par ordre alphabétique des prénoms
| Prénom | Famille | Profession | né(e) | Origine | Recensement Numéro et folio |
|---|---|---|---|---|---|
| Appolonie | Veuve, née Paisant | ménagère | 1834 | Genève | L 160-11 |
| Emile | fils de Joseph | 1901 | Genève | L 24-181 | |
| François | fils de Jean Marie et d’Appolonie Paisant | app. boulanger et journalier | 1865 | Haute-Savoie, France et Genève | L 160-11 |
| François | id. | id. | id. | id. | La 130-120 |
| Irène Françoise | fille de Joseph | 1900 | Genève | L 24-181 | |
| Jean Marie | époux de Marie Pauline Paisant | Logeur, maçon | 1825 | France | La 130-120 |
| Joseph | fils de Jean Marie | Boucher | 1867 | France | La 130-120 |
| Joseph | époux de Julie Desconfin | employé à la voirie | 1867 | Genève | L 24-181 |
| Marie Louise | fille de Joseph | 1898 | Genève | L 24-181 | |
| Paul Jean | fils de Joseph | 1898 | Genève | L 24-181 |
Le recensement La étant antérieur à L, il est donc fort probable que La soit celui de 1888 et L celui de 1900.
La famille Jourdan a immigré et a été enregistrée à Genève en 1884 (voir le chapitre consacré aux Jourdan). Toute la famille habitait ensemble lors du recensement de 1888.
Recencement La, numéro 130, folio 120
En 1900, on retrouve Appolonie Paisant, veuve Jourdan, dans le même ménage que son fils François, alors âgé de 35 ans. Impossible de savoir si c’est à la même adresse.
Il décèdera en 1911, apparemment sans alliance ni descendance. Appolonie lui survivra encore cinq années et décèdera à 82 ans en 1916.
Recensement L, numéro 160, folio 11
Joseph Jourdan, lui, habite en 1900 avec sa femme Julie Déconfin, épousée en 1897 et ses 3 enfants, les jumeaux Marie Louise et Paul et Irène née en 1900. Emile naîtra en 1901.
Joseph était boucher en 1888 et il est employé de la voirie en 1900. Il décèdera en 1927, à 60 ans, 5 ans après le mariage de sa fille Marie Louise avec mon grand-père Raymond (Remo) Grometto.
Recensement L, numéro 24, folio 181
Les autres Jourdan cités dans ce registre et qui font partie de ma famille sont :
– Jean Joseph Jourdan, cousin germain de mon ancêtre Jean Marie Jourdan.
Il est né à Morillon et habite en 1900 à Genève avec sa femme Alice ou Alix Sage, et ses enfants Marie Célestine (°1881) et Edouard (°1884).
Marie Célestine, couturière, épouse Gustave Dreyfuss en 1909 à Genève, et son frère Edouard, serrurier-forgeron, se marie avec Esther Padon-Jolivet au Eaux-Vives en 1908.
Recensement L, numéro 89, folio 101
Je ne pense pas que mes grands-parents aient eu des contacts avec les descendants de Jean Joseph, en tous cas pas à ma connaissance.
Les autres Jourdan enregistrés dans ce registre ne sont pas apparentés aux Jourdan de Morillon.
Paisant
Outre Appolonie Paisant, veuve Jourdan (voir tableau ci-dessus) on trouve domiciliés à Genève son frère Clément né en 1840, qui habite avec son fils Basile, né en 1866.
Ils sont maçons tous les deux et je pense qu’ils étaient à Genève dans le cadre d’un contrat de travail.
Je ne suis pas certain de la date de leur présence à Genève, puisque Basile est mort en 1883 à 16 ans.
En revanche, en 1900, après le décès de Clément Paisant (1896), sa veuve, Françoise Ducroz, et ses enfants habitent à Genève.
Sur les 13 enfants du couple, 10 habitent en 1900 avec leur mère.
Deux garçons sont décédés et une de ses filles habite avec son mari, également à Genève.
Les descendants de Clément Paisant figurent, avec leur photo, dans l’arbre généalogique de Claude Boudy, sur Geneanet.
Mais pas de renseignements sur mes éventuels cousins.
Déconfin
Mon arrière-grand-mère, Philomène Julie Déconfin, est née à Soral, village dans le canton de Genève. Son père avait épousé en 1870 Marie Philomène Durafourd, et était allé habiter avec ses beaux-parents dans leur ferme à Le Lavoux, commune de Léaz dans l’Ain.
Sa mère travaillait en Suisse et Philomère Julie et son frère François y sont nés.
En 1896, Philomère Julie épouse Joseph Irénée Jourdan et habitera avec lui à Genève.
On la retrouve donc dans le recensement de 1900. Elle habite alors avec son mari et ses trois enfants, dont ma grand-mère Marie-Louise, à Genève. Voir tableau ci-dessus
L 24 – 181.
Elle ira habiter ensuite avec sa fille Marie-Louise Jourdan à Ambilly et décèdera à Annemasse en 1944. Une plaque se trouve sur la tombe de mes grand-père, grand-mère et père au cimetière d’Ambilly, mais je ne pense pas qu’elle y soit enterrée, la sépulture datant du décès de mon grand-père en 1953.
Durafourd
Famille originaire de Chézery, commune jumelée en 1962 avec celle de Forens, dans la vallée de la Valserine, à mi chemin entre Bellegarde et Mijoux (col de la Faucille).
C’est l’ancien « Chemin des Espagnols » qui permettait au 16ième siècle, aux troupes du roi d’Espagne Philippe II de relier Gêne à ses territoires des Pays-Bas par la Savoie, sans passer par la France.
Commune connue également pour la fabrication du fromage Bleu de Gex.
Michel Durafourd épouse en 1838 Mathilde Bonnier, avec qui il aura 9 enfants dont Marie Philomène Durafourd, mon arrière-arrière-grand-mère.
Il s’installera à Léaz après son mariage, plus exactement à Le Lavoux, hameau proche de Fort-l’Ecluse. Ses enfants et petits-enfants naîtront dans la ferme qu’il y exploite.
On trouve plusieurs familles Durafourd domiciliés à Genève entre 1883 et 1902, dont :
– Amélie Duraffour, née en 1853, épouse de Gaspard Araucaire,
– Françoise Durrafour, 1847, épouse d’Edouard Mouthon
– Joseph Durafourd, 1842, époux d’Eugène Giet
Ce sont les soeurs et le frère de Marie Philomène.
Remarques : Il y a 6 orthographes différentes pour Durafour dans le registre :
Durafour, Duraffour, Durrafour, Durafourd, Duraffourd et Durraffourd.
En général, j’utilise la version Durafourd.


