Francioli

La famille de mon grand-père maternel, Eugenio Giacomo Francioli (Sosa 6) est originaire de Bee, dans la province de Verbano-Cusio-Ossola, au Piémont.

Avant 1992, Bee et sa région étaient dans la province de Novare. Le duché de Novare dépendait du duché de Milan. Il a été conquis par les piémontais en 1738.

Aujourd’hui, la frontière entre la Lombardie et le Piémont passe dans le lac Majeur, à équidistance des rives. Néanmoins, la Lombardie, et Milan, reste le pôle économique le plus attractif pour la région du lac Majeur.

Plusieurs familles Francioli d’Intra ou de Vignone, principalement des marchands de vin, se sont installées à Milan et ont gardé des liens étroits avec leur région d’origine.

Le village de Bee est à environ 500 mètres d’altitude et offre une belle vue sur le lac Majeur et les Iles Borromée. De 414 habitants en 1861, il est passé à 726 habitants en 2006.

La famille paternelle de mon grand-père était domiciliée dans la partie (frazione) de Roncaccio à Bee. Nous y avons toujours de la famille. Cesare Dacomo cousin germain de Jacqueline Francioli est retourné y habiter à sa retraite.

Comme on peut le voir dans le tableau suivant, les grands-parents d’Eugène Jacques se nomment les deux Francioli mais viennent de deux familles et deux villages différents. Giacomo Francioli (S.24) de Bee et Paolo Francioli (S.26) de Vignone.

Tableau d’ascendance de Jacqueline Francioli

En effet, Il y a également de nombreuses familles Francioli dans les villages limitrophes de Bee, entre autres à Vignone et à Arizzano. Vignone est un bourg plus important que Bee et les Francioli se trouve dans la partie haute du village, Bureglio. Il n’y a que 20 minutes à pied entre la Chiesetta di Roncaccio (Bee), et l’Oratorio de San Michele Archangelo de Bureglio (Vignone).

Les registres d’état civil

Le dépouillement des archives se fait par le biais du site internet italien dédié à la recherche anagraphique (relatif au contrôle et à l’enregistrement de l’état civil) http://www.antenati.san.beniculturali.it/
On trouve sur ce site de nombreuses archives d’état numérisées, dont celles de Verbania, qui incluent les communes de Bee, Vignone, Arizzano et les villages des alentours.

Les archives sont classées par périodes :

  1. Etat civil napoléonien 1805-1814
  2. Etat civil de la restauration 1814-1860
  3. Etat civil italien 1860-1899

Il n’y a pas de documents disponibles sur internet pour le 18ième siècle, ni pour la période moderne depuis 1900. Néanmoins, les mairies donnent sans problème les renseignements familiaux lors de recherches généalogiques pour le 20ième siècle.

J’ai donc procédé au dépouillement systématique des registres des naissances, mariages et décès enregistrés à Bee, à Vignone et à Arizzano. Malheureusement la série est discontinue pour Bee, mais il a néanmoins été possible de reconstituer la famille de mon grand-père et de ses parents.

Les Francioli de Bee

La filiation de mon grand-père remonte jusqu’à la génération de son propre
grand-père, Giacomo Francioli, sosa 24, né en 1828 à Bee. Je n’ai pas d’actes naissance/mariage/décès pour Giacomo, mais il a déclaré les naissances de ses petits-fils Eugenio Giacomo Mario en 1897 et Eugenio Giacomo en 1898 et il figure donc sur les actes d’état civil correspondants.

Notez que Eugenio Giacomo Mario est décédé à 13 mois et que le fils suivant, né en 1898 (mon grand-père) porte presque le même prénom.  Cela peut paraître étrange à nos esprits du 21ième siècle, mais c’est une pratique relativement courante que j’ai retrouvée également dans les familles savoyardes ou jurassiennes.

Cela permettait, entre autres, d’avoir les mêmes parrain et marraine, puisque les nouveaux nés avaient presque toujours leur prénom (et leur protection).

Le métier de Giacomo Francioli indiqué dans les actes est « contadino », soit cultivateur ou agriculteur. Impossible de savoir pour l’instant s’il cultivait ses propres terres, s’il était employé par un agriculteur propriétaire ou s’il était fermier, avec un contrat de fermage.
Mais il est indiqué comme maçon à l’occasion du mariage de son fils en 1895. Il a donc changé de profession entre 1865 et 1895, ce qui laisse supposer qu’il était cultivateur employé, et non propriétaire. De nombreux cultivateurs sont devenus maçon à la fin du 19ième siècle. La construction est en plein essor dans toute l’europe.

En revanche, son fils Francesco Pietro Francioli, (sosa 12), est maçon (muratore).
Ce qui explique son absence lors des naissances de ses enfants. En effet, il travaillait à l’étranger, comme la majorité des maçons, maître-maçons (mastro di muro) et maître-maçons chef (capo mastro di muro) à la fin du 19ième siècle.

Les italiens du Piémont et de Lombardie sont réputés pour leurs aptitudes de maçon et de constructeur, et ils travaillent régulièrement en Suisse et en France. Les registres des naissances mentionnent très souvent que la déclaration est faite par le grand-père ou la sage-femme en l’absence du père pour cause de travail à l’étranger. Il s’agissait d’un travail saisonnier puisque leurs enfants étaient conçus à la même fréquence que les enfants des habitants résidants permanents des villages.

La transcription de l’acte de naissance de mon grand-père est claire à ce sujet : 
“Il dichiati mi ha denunciato la nascita quale capo di famiglia ed in luogo del padre (ill) questi fuori dal paese per motivi di lavoro”

L’autre fils de Giacomo Francioli, Angelo Francioli, est également maçon et travaille lui aussi à l’étranger. Giacomo a déclaré la naissance des cousins germains de mon grand-père, les enfants d’Angelo, dont Giacomo Carlo.

Le schéma ci-dessous replace les personnes citées dans leur contexte familial.

Shéma à compléter

Les Francioli de Vignone

Les Francioli de Vignone, paroisse de San Martino, sont domiciliés dans le haut du village, au lieu-dit Bureglio (Burellio), à la sortie du village de Bee.

La mère de mon grand-père, (Maria) Teresa Francioli, sosa 13, est née à Vignone le
17 février 1865. Elle est le neuvième et dernier enfant de Paolo Francioli et de Generosa Garzoli (sosa 26 et 27). Les parents de Maria Teresa, sont déclarés « contadino » entre 1847 et 1865 dans les actes de naissance de leurs enfants. Ils résident les deux à Vignone, mais Generosa Garzoli est née à Arizzano, un village limitrophe de Bee et Vignone.

Les archives montrent que, entre 1838 et 1865, 123 enfants sont nés à Vignone dans une famille dont le père s’appelait Francioli.

Les Garzoli d’Arizzano

Generosa Garzoli (Sosa 27), la grand-mère maternelle d’Eugène Francioli vient du village d’Arizzano (voir carte page 24).  Elle est née dans une famille d’agriculteur et son ancêtre le plus ancien mentionné dans les documents d’archives est
Francesco Garzolo vivant au 18ième siècle. Tous les renseignements proviennent de l’acte de mariage de Pietro Garzoli avec Lucia Besia du 17 septembre 1807 (copie et transcription en annexe)

La descendance de Francesco Pietro Francioli et de Teresa Francioli (sosa 12 et 13)

  1. Giacomo Giovanni Francioli, né à Bee le 10 janvier 1896. Il a épousé à Bee, le
    4 février 1923, Rosa Airoldi. Il est venu travailler avec son frère Eugenio Giacomo à Saint-Claude, où il résidait en 1933, lors de sa naturalisation française.
    Il a eu un fils, Louis Francioli né le 25 août 1928 à Saint-Claude. Louis Francioli est allé par la suite s’installer dans le sud de la France, à Miramas, où il a été apprenti boulanger en 1943 chez Maurice Chaullier, place Jean-Jaures.
    Par la suite, il a épousé Renée, avec qui il a eu 2 enfants, Lionel et Patricia. Il a été également Conseiller Général du département des Bouche du Rhône et président du club de football de Miramas. Il est décédé le 26 octobre 2020 à Miramas.

Je n’ai pas de renseignements sur les familles de Patricia et de Lionel Francioli, qui habitent toujours dans la région de Miramas.

  • Eugenio Giacomo Mario Francioli, °17 août 1897 †10 septembre 1898
  • Eugenio Giacomo Francioli, ° 26 novembre 1898 † 1964 sosa 6

Voir le tableau des descendants d’Eugène Francioli en annexe

  • Angelo Francioli, dont Jacqueline Francioli n’a jamais eu de nouvelles.
  • Maria Francioli, mère de Cesare Dacomo, et de sa sœur Franca.

Cesare a travaillé à Genève, et est retourné vivre à Bee à sa retraite avec sa femme Enrica. Ils ont eu deux filles, Gisèle et Isabelle. Il habite toujours à Bee.

Mon grand-père, Eugène Jacques Francioli, selon l’état civil français, maçon comme ses père et grand-père, est venu très tôt en France pratiquer son métier. C’est à l’occasion d’un contrat dans le Jura, qu’il a rencontré ma grand-mère à Saint-Claude, où ils se sont mariés en 1926. A noter que Liliane Francioli, leur première fille, est née le 24 juillet 1926, soit 6 mois après le mariage.

Eugène Francioli a donc travaillé à Saint-Claude et dans la région après son mariage. Il est ensuite allé s’installer à Romagny, à côté d’Annemasse. Sa deuxième fille, Jacqueline, est née à Annemasse le 10 avril 1931 ainsi que la troisième, Marie-Thérèse en 1933.

Il a été naturalisé français le 29 octobre 1939 en même temps que sa femme Hélène Michaud qui était devenue italienne par mariage.

Il n’avait pas voulu suivre son frère Jacques Francioli qui était parti travailler à Alès, et qui s’est installé par la suite à Miramas avec sa femme Rose et son fils Louis. Les descendants de Louis Francioli, décédé en novembre 2020, habitent toujours à Miramas.

Eugène a commencé à construire sa maison à Gaillard, au 13 de la rue Desbiolles, dans les années qui suivirent. Cette maison existe toujours. Sa femme Hélène Michaud y a résidé jusqu’à son décès en 2003. La maison a été par la suite vendue par ses trois filles.

C’est la maison où mes parents Gilbert Grometto et Jacqueline Francioli ont habité depuis leur mariage en 1952, et où j’ai vécu après ma naissance en 1955 jusqu’à notre déménagement à La Côte d’Hyot en 1963. J’y suis retourné habiter brièvement en 1968, alors élève au lycée d’Annemasse, avant d’aller habiter à Peney-Dessous, commune de Satigny, dans le canton de Genève.

Les trois filles d’Eugène Francioli et d’Hélène Michaud ont toutes des enfants, petits-enfants et arrière-petits-enfants.

Le tableau en annexe donne la liste (non-exhaustive) des descendants de Pietro Franscesco Francioli. Les seuls descendants agnatique (en ligne masculine) des Francioli de Bee est Lionel Francioli et sa sœur. Ils habitent à Miramas, dans les Bouche du Rhône en France.

Je n’ai pas de renseignements sur les descendants d’Angelo Francioli (voir schéma page 26) l’oncle de mon grand-père. Les recherches généalogiques devront être entreprises directement à Bee.

Accès aux annexes Francioli :

Liste des actes d’état civil (copie)

  1. Acte de naissance de Eugenio Giacomo Francioli du 26 novembre 1898
  • Naturalisation 29 octobre 1939 Journal Officiel page 12736
  • Acte de mariage de Francesco Pietro Francioli et Teresa Francioli du
    3 janvier 1895
  • Acte de naissance de Teresa Francioli du 17 février 1865
  • Acte de mariage de Paolo Francioli et Maria Generosa Garzoli du
    4 octobre 1846
  • Acte de décès de Generosa Garzoli du 16 mai 1877 avec la transcription
  • Acte de mariage de Pietro Garzoli et de Lucia Besia du 18 septembre 1807
    avec la transcription
  • Acte de décès de Pietro Garzoli du 12 avril 1866
  • Descendants (à compléter) de Francesco Pietro Francioli

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