Introduction

Construction d’un arbre généalogique d’ascendance selon la méthode élaborée par Jérôme de Sosa au 17ième siècle et codifiée par Stradonitz au 19ième siècle.

Il s’agit d’un ordre séquentiel où l’origine de l’arbre, le probant, porte le numéro 1(génération 0), son père le numéro 2, sa mère le numéro 3 (génération 1) son grand-père paternel le #4, etc.

1. Bruno Grometto2. Gilbert Grometto4. Raymond GromettoGROMETTO
1. Olivier Grometto 5. Marie Louise JourdanJOURDAN
1. François Grometto3. Jacqueline Francioli6. Eugène FrancioliFRANCIOLI
  7. Hélène MichaudMICHAUD
Génération 0Génération 1Génération 2 

Mes aïeux sont ainsi numérotés selon la formule 2n,n correspondant à la génération. Les hommes ont tous un numéro pair et les femmes un numéro impair.
Vous pouvez vous référer à la page Wikipedia pour plus d’informations :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Numérotation_de_Sosa-Stradonitz

Ce tableau montre les quatre grands-parents de Bruno, Olivier et François Grometto. Mes recherches sont axés sur la généalogie et l’origine des familles de mes grands-parents :

Origines

Les 4 familles viennent de régions bien distinctes où elles étaient implantées depuis des siècles. Mes grands-pères sont des immigrés ou enfants d’immigrés, venus en Suisse et en France voisine pour des raisons économiques et ayant fait souche en épousant l’un, ma grand-mère Michaud à St-Claude (Jura) et l’autre ma grand-mère Jourdan à Genève. Les régions d’émigration concernées sont le Piémont, la Savoie et le Jura.

  • Raymond Grometto vient de Vandorno, village situé dans la commune de Biella, Ville du Piémont, où il est né, et tous les Grometto sont originaires de ce village. Le premier Grometto recensé au 18ième siècle est Pietro, probablement cité au mariage de son fils Antonio le 4 février 1778.
  • Marie-Louise Jourdan est née à Genève (Plainpalais) d’une mère et d’un père installés à Genève depuis 1884, et originaires de Morillon, en Haute-Savoie. Les Jourdan de Morillon remontent à Amédée Jordan, né en 1631 à Essert la Pierre, commune de Saint-Jean-d’Aulps.
  • Eugène Francioli, né à Bee, province de Verbania au Piémont, est venu travailler en France au début du 20ième siècle. Les Francioli, viennent de Bee et de Vignone. Ces villages sont limitrophes et éloignés d’environ 1km. Les parents d’Eugène s’appelaient les deux Francioli, chacun originaire d’un des deux villages.
    Le plus ancien ancêtre d’Eugène Francioli trouvé dans un acte d’état civil est Giacomo Francioli, né vers 1826, à Bee.
  • Hélène Michaud, est née à Saint-Claude, dans le Jura, Franche-Comté, d’un père receveur de l’octroi, originaire de Vouglans. Les villages d’origines de la famille Michaud, sont Septmoncel, St-Lupicin, Martigna, Lect et Vouglans.
    Ces villages sont tous situés dans un cercle d’un  rayon de 10 km. Le premier ancêtre mentionné dans un acte d’état civil est Claude Michaud, né en 1694 à Saint-Lupicin.

Les recherches effectuées aux archives indiquent que ces familles sont installées dans leur village d’origine en tous cas depuis le 17ième siècle.

L’absence de registres de paroisse antérieures nous empêche de remonter plus avant, mais il est légitime de supposer que ces familles sont installées dans leur région depuis très longtemps. D’autant plus que ces familles sont composées de  cultivateurs et/ou de laboureurs, donc de gens liés à leur terre et à leur village.

Les déménagements d’une paroisse à l’autre sont plutôt liés aux difficultés de vivre à plusieurs familles sur la production de 1 ou 2 fermes. C’est une constante dans les économies de subsistance d’Ancien Régime. Les mariages étaient aussi l’occasion de partir cultiver les terres de la belle-famille.

Comme souvent pour les familles paysannes avant les révolutions – industrielle et démographique – du 19ième siècle, la mobilité se fait d’une commune à une autre commune limitrophe, presque toujours dans la limite géographique d’une journée de marche en fonction des alliances matrimoniales.

L’émigration à l’étranger est principalement causée par la recherche d’un meilleur travail dans une autre pays ou dans la ville voisine, et par le surplus de bras généré par la révolution industrielle et agricole. Moins d’effort pour récolter plus donc plus de travailleurs disponibles sur le marché.

Il faut noter également que beaucoup de travailleurs de la construction (maçons), partent travailler à l’étranger sans s’y installer. C’est notable dans les actes de naissances où le déclarant est le voisin ou le grand-père, à cause de l’absence du père pour cause de travail. C’est le cas pour les Francioli de Bee et pour les Jourdan de Morillon.

Sources :

Les registres de l’état civil de Verbania (Francioli), du Jura (Michaud), de Savoie (Jordan/Jourdan, Desconfin) et de l’Ain (Durafour, ascendants Desconfin) sont tous disponibles sur le site internet des archives départementales. Malheureusement les archives de Biella (Grometto) n’ont pas encore été numérisées.

Ainsi, les actes d’état civil concernant les Jourdan, par exemple, sont tous à disposition sur le site des archives de Haute-Savoie.

 Il a été relativement simple, bien que long, de retrouver les 8 générations (naissances, mariages et décès) depuis ma grand-mère Marie Louise Jourdan, jusqu’à Amédée Jordan, premier mentionné, né en 1631.

Le travail de recherche :

Il s’agit bien évidemment de trouver les dates de naissance, mariage(s) et décès des ancêtres ainsi que les actes d’état civil correspondants, seul moyen d’avoir la preuve de filiation. Selon les lieux et les époques, les actes donnent plus ou moins d’indications et sont plus ou moins facile à déchiffrer.

Il s’agit souvent de répertoires et de tables décennales dressés a posteriori par le curé lorsqu’il s’agit de registres paroissiaux.

La période napoléonienne permet d’avoir une unité de l’état civil, tous les ancêtres étant domiciliés dans un département français entre 1802 et 1814, à savoir les départements du Jura (Vouglans), du Mont-Blanc (Morillon), de la Sésia (Biella) et d’Agonia (Bee).

Bee et Vignone était alors inclus dans le royaume d’Italie, division administrative de l’empire français. Auparavant la tenue des livres de baptême, mariages et décès était du ressort des paroisses.

A la chute du premier empire napoléonien, la tenue des registres a été rendue aux paroisses et sera tenus par les autorités ecclésiastiques jusqu’en 1860.

Déchiffrer les registres :

Il est à noter que le patronyme peut être orthographié différemment d’un scribe à l’autre, ou d’une paroisse à l’autre. La forme définitive des prénoms et noms de famille est relativement récente.

Par exemple le nom de la famille de mon arrière-grand-mère Philomène Julie Deconfin (Sosa 11), est orthographié phonétiquement, Desconfins, Desconfin, Déconfin ou Déconfins.
Quant à ma trisaieul Appolonie Paisant, tout est utilisé : Pesant, Paizant, Pézant, Paizan, parfois dans le même acte. Le français n’est pas une langue qui s’écrit comme elle se prononce, y compris les noms de famille, et ça ne facilite pas les recherches dans les archives. Ce problème est moins présent avec l’italien (ou le piémontais).

En revanche, dans les registres de Bee, Piémont, il est fréquent de trouver des noms qui se déclinent en fonction du sexe (Besio, Besia ; Garzolo, Garzola ou Garzoli).
J’en ai trouvé plusieurs exemples, y compris une famille Grometti toujours représentée à Biella et à Turin.

Quant aux prénoms, c’est également souvent assez flou, même à la fin du 19ième siècle. A Genève en janvier 1884, le scribe ayant enregistré l’arrivée de mon trisaieul Jourdan et de sa famille dans le canton n’a apparemment suivi que son ouïe pour retranscrire les noms et prénoms ! René pour Irénée et Pauline pour Appolonie !

J’aurai l’occasion de revenir plus en détail sur ces notions onomastiques lors de l’analyse des registres et des documents, par famille et par région.

Les logiciels de généalogie :

Il existe de nombreux logiciel disponible sur le marché, certain gratuits, mais le plus souvent, payants.

A noter que les Mormons (Eglise de Jésus-Christ des Saints des Derniers Jours) sont les plus actifs dans la recherche des ancêtres. Ils doivent en effet reconstituer leur famille sans interruption depuis Adam pour pouvoir les baptiser.

Ils sont à l’origine des généalogies microfilmées, et de la norme informatique GEDCOM, et contrôlent le logiciel de généalogie FamilySearch. Néanmoins, leurs renseignements sont partiels et souvent sujets à caution et invérifiables.

Tous les renseignements concernant la généalogie des Grometto vient du site/logiciel MyHeritage. En effet, Monsieur Paolo Andreotti, de Biella, ayant épousé une demoiselle Grometto, a mis en ligne sur ce site sa généalogie et celle de sa femme. Il m’a aimablement donné accès à son arbre pour compléter mon arbre généalogique.

Pour ma part, je suis inscrit sur les sites les plus importants (Geneanet, Filae et MyHeritage) et je mets à jour régulièrement mon tableau généalogique. Le tableau de base est géré par Geneanet.

Accès par www.geneanet.org/bruno1955

La communauté des généalogistes amateurs est très active et chacun met les renseignements qu’il possède à la disposition de tous. Néanmoins, les informations ne sont pas toujours très précises et cela ne remplacent pas les recherches directes sur les documents d’archives.

Il est également très populaire de participer à l’indexation des sources d’état civil ou autres sources écrites, pour le bénéfice de tous. Voire d’aller photographier les tombes dans les cimetières et d’indexer les noms trouvés.

Par exemple je suis en train d’indexer les décès pendant la période révolutionnaire dans des villages de l’Isère.

Le volet historique

  • La Savoie.
    Origine des Jourdan (Sosa 5 à Sosa 1280) Chablais, Faucigny, et des Desconfin (Sosa 11 à 88) en Semine (partie du Genevois bordant le Rhône après
    Fort-L’Ecluse), de l’autre côté du Vuache.
    Tarentaise, pour les Henry, Sosa 15 à 240.
  • Le Piémont.
    Grometto (Sosa 1 à 128), province de Biella, et Francioli (Sosa 3 à 24), Bee et Vignone dans la province de Verbano-Cusio-Ossola.
  • Le Jura.
    Lieu d’origine des Michaud (Sosa 7 à 224). Haut-Jura, région de Saint Claude.

La Savoie

Le comté, puis duché de Savoie comprend en 1720, lors de la création du royaume de Sardaigne, six régions : Genevois, Faucigny, Chablais, Savoie Propre, Tarentaise et la Maurienne.
Nice et d’autres anciens fiefs seront rattachés à la France en 1860, en même temps que le duché de Savoie.

Actuellement, les Chablais, Faucigny et Genevois forment la Haute-Savoie, et les autres régions le département de la Savoie.

Le Piémont

Cette principauté est un apanage de la famille de Savoie depuis le début du
13ième siècle. Contrairement à la Savoie, ce n’est pas une province historiquement et géographiquement nettement délimitée. Les différentes régions du Piémont ont été réunies au gré des alliances, conquêtes et traités.

Turin est devenu la capitale du duché de Savoie en 1563. Duché de Savoie et principauté du Piémont forment le royaume de Sardaigne de 1720 à 1861, date de la création du royaume d’Italie.


Le Jura

Quant au Jura, région du comté de Bourgogne (Franche-Comté) il est français depuis 1678 (Traité de Nimègue). Auparavant, c’était une terre du Saint Empire Romain Germanique (SERG) Les terres bourguignonnes de l’évêché de Bâle forment aujourd’hui le canton du Jura en Suisse.

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